Portrait d'athlète : Lucille Germain

5/5/2022
Portrait d'athlètes

Crédit 📸 : Alanis Duc

Au travers de ce portrait Lucille nous parle des ses futurs objectifs, du Team Sidas x Matryx qu'elle a intégré en 2019 et de son double projet sportif / professionnel

"Cette fameuse ligne d’arrivée à Chamonix a marqué mes esprits et est ancrée dans mes souvenirs. Il y avait tellement de monde ! J’en ai eu des frissons, c’était assez émouvant de franchir cette arche d’arrivée."

Salut Lucille, peux-tu te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Hello, je m’appelle Lucille Germain, j’ai 24 ans. Je suis originaire des Vosges et ça fait quelques années maintenant que je vis en Savoie. Je suis d’abord allée à Annecy pour faire faire un DUT en Tech de Co en sport études pour concilier le biathlon à haut niveau et les études. Après une année compliquée en biathlon, j’avais envie de découvrir autre chose et je me suis mis à courir. Ensuite, je suis allé à Chambéry pour ma licence et mon Master.

Aujourd’hui, c’est la dernière ligne droite du Master avant la vie pro.

Quels sont tes meilleurs résultats sportifs ?

Première année de trail au sein du Team en 2019. Une belle saison où tout est arrivé un peu trop vite… Championne de France de course en montagne en espoir à Saint Gervais les bains. Ensuite, j’ai terminé vice-championne de France élite de trail et championne de France en espoir, derrière Blandine L’Hirondel à Méribel.  Un parcours de montagne que j’ai adoré et la course a été pleine de rebondissements. À la suite de cette performance, j’ai décroché mon ticket pour les Championnat du monde de course en montagne en Argentine. Première sélection, premier maillot, c’était inattendu. Je termine 23ème pour mon premier Championnat du monde et premier 42km. En bonus, nous décrochons le titre par équipe avec Blandine, Adeline Roche et Sarah Vueille. En 2020, avec le covid nous n’avons pas fait beaucoup de courses mais j’ai obtenu mon ticket pour la finale des GWTS aux Azores qui comprenait des courses par étapes.

L’année dernière je finis 7ème sur la première manche des Goldens Trails World Series, à Olla De Nuria. Je gagne la MCC de l’édition 2021. (Je me souviendrai toujours de l’arrivée, très émouvante et intimidante devant le nombre de spectateurs !) 4ème sur la Skyrace des Matheysins et 3ème à la Sainte Express.

Tu fais partie de la Team Sidas x Matryx depuis 2019, qu’est-ce que la structure t’apporte ?

Oui, je suis l’une des 10 athlètes du Team Sidas x Matryx depuis sa création en 2019. J’ai pu voir l’évolution du Team entre 2019 et aujourd’hui. Thomas (le manager) et Simon (le coach) mettent tout en place pour nous mettre dans les meilleures conditions. Nous avons un staff médical (kiné, ostéo et médecin) et une prépa mentale qui est hyper réactif et disponible. Nous avons plusieurs partenaires, que je remercie pleinement pour leur confiance et leurs soutiens tout au long de la saison. Je trouve qu’il est important d’avoir de bons liens et d’échanger avec eux.

Le Team m’a beaucoup apporté, tant sur le côté sportif et humain. Grâce au Team, j’ai pu grandir personnellement, progresser dans ma pratique, découvrir de nouvelles compétitions/circuits et athlètes. Je trouve que le fait d’appartenir à une structure t’aide à la performance. On nous donne les clés pour réussir, à nous d’en faire bon usage. L’expérience et les conseils de mes collègues dans le Team sont également essentiels.  Nous sommes plus que de simples partenaires d’entraînement.

Quel bilan dresses-tu de ta saison 2021 ?

Hmmm c’est une saison assez mitigée. Je ne suis pas forcément très satisfaite de ma saison. Je l’ai pourtant bien commencé en terminant 7ème sur la première manche des GTWS. En fait, je me suis blessé en juillet. J’ai tout de même couru la deuxième manche en Italie, la Dolomites Skyrace car c’est une course qui me tenait à cœur. J’avais également envie de marquer des points et essayer de me qualifier pour la finale. Cependant, je n’ai pas fait le bon choix de courir en étant blessé et j’ai subi pendant 25km. Ensuite j’ai fait l’impasse sur la troisième manche. Au final, malgré mes trois manches, je n’ai pas été qualifié pour la finale. J’ai eu un coup au moral car c’était mon objectif. J’ai terminé la saison en faisant deux belles courses, la Skyrace des Matheysins et la Saint express.

Tu as remporté la MCC sur l’UTMB en 2021, peux-tu nous parler de ta performance ?

Oui c’est bien cela. J’y allais avec moins de pression et avec l’envie de découvrir une nouvelle course et allonger la distance. Je revenais d’un trip Chamonix- Zermatt à pied quelques jours avant et je ne savais pas comment j’allais me sentir. Au final, j’ai réussi à bien gérer ma course et j’ai pris beaucoup de plaisir.  Je ne connaissais pas l’écart qu’il y avait avec les autres filles mais je n’ai rien lâché jusqu’à la ligne. Cette fameuse ligne d’arrivée à Chamonix a marqué mes esprits et est ancrée dans mes souvenirs. Il y avait tellement de monde! J’en ai eu des frissons, c’était assez émouvant de franchir cette arche d’arrivée. Je me suis dit : « Mais qu’est que ça doit être de la franchir après 170 km ! »

Quelles sont tes ambitions et objectifs pour la saison 2022 ?

Pour cette saison 2022, j’aimerais prendre ma revanche et faire partie de la grande finale des GTWS qui va se dérouler au mois d’octobre. Ce circuit m’attire de par la densité qu’il y a sur les courses. On peut courir aux côtés des plus grosses références comme Maud Mathys, Nienke ou encore Judith Wyder. J’aime également les types de courses qui sont proposées au calendrier. Ce sont de belles courses, assez technique et avec différents formats.

Pour ne pas viser trop haut et être réaliste, j’aimerais obtenir un top 10 sur l’une des trois manches auxquelles je vais participer (Zegama, Stranda et Sierre Zienal).

Je me suis inscrite sur l’OCC, dans l’objectif d’y aller avec moins de pression et de découvrir un format plus long. Le plateau est élevé et j’ai hâte !

Tu réalises un Master à l’INSEEC de Chambéry, comment gères-tu ce double projet sportif et professionnel ?

C’est ça, je suis en Master 2, en alternance chez Fischer France depuis 2 années en tant que promoteur des ventes en ski nordique.

J’ai toujours concilié études et sport, afin d’assurer mes arrières. Cependant et avant d’arriver en Master, j’avais droit à des aménagements. Avant même de me lancer sur un cursus de deux ans en Master, j’étais consciente des efforts et de l’organisation que cela allait me demander pour m’entraîner. Ce double projet est faisable, il faut juste s’organiser avec le temps que l’on a. Alors j’optimise et je m’entraîne avant ou alors après les cours en partant parfois du campus, cela me permet de varier les chemins. Le week-end, j’en profite pour faire du volume à pied et à vélo.

Tu as débuté par le biathlon, tu t’es tournée vers le trail et la course de montagne depuis 3 ans, comment s’est passée la transition entre ces sports ?

Je suis sur les skis depuis toute petite. Après un dilemme entre ski de fond et biathlon, je me suis dirigé vers le biathlon puisque j’étais attiré par la conciliation du tir et du ski. Cette discipline demande beaucoup de temps et de sacrifices puisqu’il faut être à la fois un bon tireur et un bon skieur. Après une saison où j’ai été trop exigeante avec moi-même et à vouloir bien trop bien faire, je suis passé à côté. En 2017, j’ai tout arrêté dans l’objectif de découvrir autre chose. J’ai toujours aimé courir, j’adorais faire les cross au collège et les run and bike avec l’UNSS. Un jour, j’ai suivi ma sœur sur un trail de 30km et ça m’a donné envie. Deux ans après l’avoir encouragé, j’étais à sa place, sur la ligne de départ de ce 30km. Puis après j’ai enchaîné les trails dans les Vosges et j’ai été démarché par le Team. Après leur proposition, j’ai eu un moment de réflexion car je ne voulais pas refaire ce que j’avais fait en biathlon. J’ai donc décidé de tenter l’aventure à leurs côtés. Aujourd’hui, je ne regrette rien et je m’en serai voulu d’avoir dit non.

Tu utilises Nolio au quotidien, qu'est-ce que la plateforme t'apporte ?

La plateforme est facile, pratique et fiable pour analyser des séances. Pour l’anecdote, j’adore aller sur Nolio après mes séances d’intenses en bosses afin d’analyser mes valeurs ascensionnelles. Le coach l’utilise également pour analyser les séances et faire des retours. Cela me permet de savoir si la séance a été bonne, si je suis partie trop vite, trop lentement ou si j’ai explosé à la 5ème série ;)

La plateforme me permet de connaître mon volume d’heures sur l’année et par disciplines. Je trouve ça intéressant si l’on veut comparer notre volume d’heure d’une année à l’autre afin de savoir si la charge d’entraînement a été augmentée. J’aime également voir le décompte des jours au vu du premier objectif.

Un petit mot ou une devise pour finir ?

« Faire ce que l’on aime et se faire plaisir, c’est la recette pour être épanouie ! »

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