Vainqueur de l’IRONMAN 70.3 de Vichy en 2015, Valentin Deschamps continue d’étoffer son palmarès en tant qu’entraîneur aux côtés de Clément Mignon et Casimir Moine.

Hello Valentin, peux-tu nous résumer rapidement ton parcours d’athlète et d’entraîneur ?

 

Bonjour à tous, je m’appelle Valentin Deschamps Gayot, j’ai 31 ans et j’ai commencé le triathlon à l’âge de 6 ans. Cela fait maintenant trois ans que j’ai arrêté le triathlon en compétition afin de mieux me concentrer sur mon rôle d’entraîneur, prendre du recul et devenir plus précis sur l’entraînement des triathlètes que je suis. Personnellement mon plus beau souvenir de triathlète restera ma victoire sur l’Ironman 70.3 de Vichy en 2015. Concernant mon rôle d’entraîneur, j’entraîne maintenant depuis plus de 10 ans au départ en parallèle de mes études puis au sein de la Ligue Poitou-Charentes de triathlon ainsi qu’au club de la J.S.Angoulême Triathlon. Maintenant j’exerce de manière indépendante et totalement bénévole… C’est ma passion.

 

Pour cette saison 2021 quelles sont les athlètes dont tu t’occupes ?

 

Sur ces suivis personnalisés j’entraîne Clément Mignon depuis ses débuts dans le triathlon en 2014, qui évolue sur le circuit professionnel longue distance sous les couleurs du Triathl’Aix. Ainsi que Casimir Moine depuis 2017 qui évolue en D1 de Triathlon sous les couleurs du Toulouse Métropole Triathlon. Cela peut paraître peu mais ces deux-là me prennent déjà beaucoup de temps 😉.

 

Quelles sont les grosses échéances de tes athlètes pour cette saison ?

 

Pour Clément, suite à son récent titre de champion de France longue distance, le prochain objectif sera d’essayer de se qualifier au championnat du monde IRONMAN 70.3. Et sûrement d’autres surprises sur la suite de la saison. Pour Casimir l’idée est de performer et progresser sur le championnat D1 de Triathlon. Il vient d’ailleurs de signer son meilleur résultat en D1 avec une 20ème à Dunkerque. Il va aussi s’aguerrir cette saison sur la distance olympique, format de course très formateur.

 

Ton athlète Clément Mignon est récemment devenu champion de France longue distance, peux-tu nous en dire plus sur la préparation qui a précédé ce titre ?

 

Pour préparer la saison 2021, Clément s’est exilé 5 mois cet hiver sur l’île de la Réunion afin de pouvoir s’entraîner correctement malgré le contexte sanitaire. Ce fut une période très contrastée pour nous marquée par une grosse progression, mais aussi une grande frustration par le manque flagrant de compétitions en fin d’hiver qui l’a conduit sur une blessure. Finalement, Clément a rapidement récupéré mais au moment de rentrer en métropole il est tombé malade. Cela nous a obligés à annuler sa rentrée en Autriche. Les gens ne le savent peut-être pas, mais nous étions sur le fil du rasoir au moment d’aborder les France de long mais nous avions malgré tout beaucoup de confiance en repensant à l’ensemble de la préparation. Finalement la course s’est bien passée notamment je pense grâce à une bonne stratégie de course. Cela nous permet de nous projeter sereinement et avec ambition sur les prochaines échéances car il n’était pas à 100% ce jour-là. Je suis très heureux pour lui que le travail est payé au vu de son investissement depuis toutes ces années.

 

Avec cette saison 2020 complètement bouleversée comment as tu réussi à tourner cela en positif pour tes athlètes ?

 

Je suis vraiment convaincu qu’il y a toujours du positif à tirer d’une situation. Le fait qu’il n’y a eu peu de compétitions en 2020 nous a permis de nous consacrer pleinement à l’entraînement. Nous n’avions pas la pression de l’échéance, ce qui nous a permis d’innover, de tester des choses à l’entraînement. Quitte à ce que cela ne fonctionne pas, ou implique une fatigue plus importante, ce n’était pas grave car nous avions le temps. Nous nous sommes concentrés sur des objectifs de progression, de sensations et non de compétitions. Personnellement cela m’a obligé à être encore plus créatif pour casser la monotonie, sortir de ma zone de confort et finalement cette période a été très stimulante pour moi. En espérant que cela ne soit pas tous les ans comme ça malgré tout 😉.

 

Qu’est ce que l’application Nolio t’apporte dans ton quotidien d’entraîneur ?

 

Nolio, c’est pour moi un outil de suivi et d’analyse par excellence. Avant d’utiliser l’application, ce qui était le plus difficile pour moi était de quantifier de manière précise la charge (physique et mentale) que peut impliquer une séance, une semaine ou un cycle d’entraînement. Ce qui était difficile et devenu facile grâce à Nolio. Je considère que c’est un aspect essentiel de l’entraînement. Pouvoir au mieux ajuster, réguler l’entraînement le plus rapidement possible est très important. Cela m’a rendu plus précis et plus réactif. Viens s’ajouter à cela le calcul automatique de toutes les données métriques, des ressentis sous forme de graphiques très visuels. Nolio c’est un vrai carnet d’entraînement électronique qui n’est jamais perdu et qu’on a dans sa poche. C’est une base de données constamment disponible où toutes les séances sont sauvegardées. Ce qui me permet de retourner voir de manière précise une ancienne période d’entraînement, une semaine, une séance… Un vrai plus.

 

Quelles sont les valeurs fondamentales que tu tentes de transmettre ?

 

Il y a beaucoup de valeurs qui me tiennent à cœur et que j’aime transmettre mais je dirais que l’idée première est de s’entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux, de prendre un maximum de plaisir dans ce que l’on fait, de le partager avec les personnes qui comptent, de comprendre ce que l’on fait et pourquoi on le fait, la rigueur volontaire, le goût de l’effort juste, et surtout de croire en soi.

Quels sont les aspects qui te plaisent le plus dans ton rôle d’entraîneur ?

 

 

Là encore il y a plein d’aspects que j’adore dans mon rôle d’entraîneur avec notamment le côté scientifique par l’utilisation et la compréhension de la physiologie à l’endurance, cela me passionne réellement. Sans oublier la planification et la créativité dans l’élaboration des séances. Mais je pense que ce qu’il me plaît le plus c’est la notion de partage. J’aime être au maximum sur le terrain, à l’entraînement, en compétitions, dans les bons comme les mauvais moments. C’est le jeu de l’entraîneur. L’entraînement c’est de l’humain, au travers des échanges, la remise en question, la contradiction, les émotions, les réflexions mais aussi l’improvisation. J’aime la pratique du triathlon instinctif… c’est celui-ci qui me fait le plus vibrer.

 

Une citation fétiche pour conclure ?

 

Ma devise fétiche est : faites de vos différences une force !!!

 

PS: Je tiens à remercier et féliciter Alexandre ainsi que François pour le parcours réalisé depuis le début. J’ai eu la chance de faire partie des premiers à tester puis utiliser quotidiennement Nolio au tout début du projet. Je ne regrette surtout pas surtout quand je vois les améliorations apportées au fur et à mesure. C’est comme dans l’entraînement, ils savent se remettre en question pour progresser 👌🏼.