Entretien avec Jan Margarit le plus français des traileurs espagnol


“Je suis avant tout un passionné en plus d’être un amateur. J’aime le sport outdoor et le trail dans l’essence de la pratique elle-même, loin des apparences, des chronos et des résultats.”


Hello Jan, peux-tu te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Bonjour, j’ai 23 ans, je suis originaire de la Catalogne en Espagne, mais je fais mes études en France à Font-Romeu. Je suis à cheval entre les deux pays depuis quelques années. Passionné de sport et de la nature, j’aime passer du temps dehors à explorer des nouveaux sentiers, que ce soit avec mes chaussures de trail, en vélo pendant la saison estivale ou en ski de fond, randonnée pendant l’hiver.

Comment est né ton amour pour le trail running ?

J’ai toujours aimé être en mouvement, l’aventure et les forêts. Je pense qu’avec le trail j’ai trouvé un ensemble de sensations qui me rappellent ces trois piliers.

Si tu devais te qualifier en tant qu’athlète, quels adjectifs utiliserais-tu ?

Je suis avant tout un passionné en plus d’être un amateur. J’aime le sport outdoor et le trail dans l’essence de la pratique elle-même, loin des apparences, des chronos et des résultats. J’aime partager des séances de sport avec des amis et découvrir de nouveaux endroits. Quand les compétitions approchent j’aime me concentrer et me préparer à 100 % sur l’objectif et la préparation qui devient plus spécifique.

Comment perçois-tu l’évolution du trail ces dernières années avec notamment l’arrivée des Golden Trail World Series ?

Le trail grandit à grands pas chaque année. Avec les Golden Trail World Series on arrive à retrouver des circuits de moyenne distance mais avec une très grande densité de coureurs. C’est le plus grand rassemblement de coureur élite qu’on a connu dans ce sport, c’est donc très positif pour la performance et le niveau médiatique.

En 2018 tu t’es sérieusement blessé, comment as-tu réussi à retrouver ton meilleur niveau en 2019 ?

Effectivement en 2018 j’ai failli me faire opérer d’un tendon de la cheville. Cette expérience m’a beaucoup appris. Cette blessure était sûrement lié à une période compliquée pour moi avec beaucoup d’anxiété. L’année 2019 a été marqué par mon retour, j’ai eu de bons résultats mais encore assez loin des meilleurs athlètes internationaux. Je continue sur la bonne voie, je progresse petit à petit et je me sens plus fort physiquement et mentalement. J’espère pouvoir me battre avec le top niveau mondial en 2022.

Quels sont tes prochains objectifs ?

Je participe aux championnats de France de course en Montagne pour la première fois ce week-end (11 et 12 septembre), j’ai hâte. J’ai découvert la course en montagne à proprement dit cette année lors du championnat d’Espagne. C’est une discipline qui me plaît énormément. Après c’est au tour de la Skyrhun fin septembre, c’est la dernière manche du circuit des GTWS.

Tu es athlète et maintenant également entraîneur, qu’est-ce qui t’as motivé à te lancer ?

Je suis mon propre entraîneur depuis toujours, j’ai également une licence en Sciences et Techniques de l’Activité Physique et du Sport. Quand j’ai débuté à la Fac, mon but était de devenir entraîneur pour pouvoir aider d’autres coureurs avec tous les apprentissages théoriques mais surtout avec mon vécu en tant que coureur élite.

Quelles seraient les valeurs que tu voudrais transmettre à travers ton rôle d’entraineur ?

J’aime surtout travailler avec les jeunes et leur faire comprendre que ce n’est pas forcément une saison ou une compétition qui est important mais voir l’athlète évoluer au fil des années est le but pour moi. Ce n’est pas seulement gagner une course l’objectif mais de devenir des athlètes avec des belles et longues carrières..

Tu utilises Nolio au quotidien, qu’est-ce que la plateforme t’apporte en tant qu’athlète mais aussi en tant qu’entraîneur ?

J’ai découvert Nolio lors d’une recherche de nouvelles plateformes d’entrainement. Ce qui m’a vraiment plu c’est au niveau de la communication entre l’athlète et l’entraineur. Je pense que cela permet de passer un cap et c’est une grande différence par rapport aux autres plateformes que j’ai pu essayer.

Quels sont tes projets pour les prochaines années en tant qu’athlète et entraineur ?

En tant qu’athlète, je pense que l’année 2021 a encore été assez spéciale car la plupart de mes objectifs principaux ont été annulé à cause de la pandémie. J’ai vraiment en tête de faire une bonne préparation pour être au plus haut-niveau en 2022.

Tu as récemment déménagé dans les Alpes du sud, peux-tu nous en dire plus sur cette nouvelle vie ?

Oh là là, je suis tellement content d’être ici. L’endroit est vraiment magnifique et la météo aussi pour le moment. Nous sommes arrivés à Briançon car ma compagne s’est installée ici en tant que vétérinaire. J’ai découvert beaucoup d’endroits incroyables en vélo gravel et en trail. On verra quand l’hiver arrivera, comment est la vie pour un catalan qui a besoin de soleil.

Pour conclure, peux-tu nous dire ton endroit favori pour courir ?

C’est quand même compliqué de ne choisir qu’un seul endroit. Mais je pense que mon endroit préféré et à Matadepera, un village proche de Barcelone. C’est ici que j’ai grandi. Si vous êtes en Catalogne, n’hésitez pas ! C’est vraiment un endroit curieux et plein de sentiers pour profiter du trail.