Passé par l’aviron, le cyclisme et maintenant le triathlon, Thibault Lecomte nous parle de sa vision du sport de haut-niveau et de ses futurs objectifs sportifs.


“Stakhanoviste, on me l’a souvent dit. Venant de moi je dirai que je suis un éternel insatisfait.”


Salut Thibault, peux-tu te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Salut à tous, j’ai 28 ans, je suis originaire de Gérardmer dans les Vosges. Je travaille actuellement en tant que kinésithérapeute au centre universitaire de médecine du sport au CHU de Nancy où je réalise également des gardes en réanimation les week-end.

Tu as été sportif de haut-niveau en aviron, quel est ton palmarès ?

Alors en ce qui concerne mes plus belles performances, j’ai obtenu deux fois le titre de vice-champion du monde moins de 23 ans, mais également un titre de champion du monde dans cette catégorie d’âge. Mais ma plus belle performance restera mon titre de vice-champion du monde élite en 2015 en 8 poids-léger à Aiguebelette en France. C’était un moment incroyable.

Tu es passé de l’aviron, au cyclisme puis au triathlon pourquoi ces changements ? 

Alors 2015 a été une année compliquée pour moi, même si les performances aux mondiaux (4ème en U23 et 2ème en élite) ont été fabuleuses. J’ai eu des soucis personnels et je pense que je n’avais plus forcément la tête à 100% dans le haut-niveau. Je suivais mes études de kiné quasiment à temps plein en plus de l’entrainement et suite à la reprise après les mondiaux élite je me suis blessé (grosse hernie discale). J’ai donc pris la décision d’arrêter l’aviron. Grâce à un stage d’étude, j’ai rencontré un médecin du sport qui est devenu mon coach et m’a fait démarrer le cyclisme, mais après des chutes à répétition, je me suis orienté plutôt vers le triathlon. Voilà la petite histoire.

Tu as participé au triathlon XL de Gérardmer, comment s’est passée la course ?

Alors c’était ma 4ème participation cette année. La course s’est bien passée dans l’ensemble, je voulais finir en moins de 5h, j’ai fais 4h59 donc contrat rempli on va dire ! Haha

Après j’ai encore énormément de progrès à faire en course à pied, j’ai subi un peu la fin de mon semi-marathon, la fin ayant commencé tôt…

Quels sont tes prochains objectifs ?

L’an prochain sera normalement une grosse année pour moi avec l’Ironman 70.3 de Venise, à nouveau le triathlon XL de Gerardmer ( je devrais être invité sachant que j’ai gagné dans ma catégorie d’âge cette année) puis l’Ironman 70.3 de Marrakech. J’espère me qualifier aux mondiaux de 70.3…

Si tu devais te qualifier en tant qu’athlète, quel(s) adjectifs utiliserais-tu ?

Stakhanoviste, on me l’a souvent dit. Venant de moi je dirai que je suis un éternel insatisfait.

En plus d’être un athlète, tu es aussi kinésithérapeute, Comment arrives-tu à concilier les deux ?

Quand j’étais en libéral, j’arrivais à me dégager pas mal de temps pour pouvoir m’entrainer, c’est au final assez simple, il faut juste réussir à dire non aux patients… Ce qui n’est pas évident pour moi. J’ai pris la décision, tant pour mon couple que pour m’entrainer régulièrement de devenir kinésithérapeute hospitalier à Nancy. Je travail à 80%, alors ça me laisse du temps, même si les gardes en réanimation les week-end peuvent être fatigantes sur le plan mental. Mais en plus de mon travail de kiné, j’ai également deux appartements en location à gérer sur Gérardmer et je suis entrain de créer un entreprise dans le coaching sportif avec un ami ! Je n’ai pas le temps de m’ennuyer en somme…

Tu utilises Nolio au quotidien avec ton entraineur William Haas, qu’est-ce que la plateforme t’apporte ?

Avec mon coach et maintenant avec mes athlètes ça apporte vraiment un cadre, les plus gros avantages de Nolio sont la simplicité d’utilisation, la plateforme est très intuitif, en constante évolution et en français qui plus est ! A l’heure de la consommation locale, ça fait plaisir de pouvoir échanger aussi facilement avec une entreprise qui reste “familiale”.

Quelle est ta relation avec ton coach William, Comment se passe votre collaboration ?

J’ai connu William grâce à un coéquipier en équipe de France d’aviron. Puis on s’est entrainé une fois ensemble et quand j’ai voulu “professionnaliser” un peu ma pratique, je me suis tourné vers lui ! Notre collaboration se passe bien, on a chacun nos points de vue sur certains aspects et c’est intéressant de débattre sur différents points, ma vision de kinésithérapeute est complémentaire à celle du pur coach qu’est William. Je pense que ça nous fait avancer tous les deux. Sur le plan sportif, je progresse bien donc c’est cool !

Quels sont tes projets pour les prochaines années ?

Comme je l’ai dis plus tôt, une qualification pour les mondiaux d’Ironman 70.3. Faire en sorte que mon entreprise tourne bien, pourquoi pas trouver des partenaires et on ne sait jamais, peut-être intégrer un team, ça me fait vraiment rêver. Je n’ai pas réellement fait le deuil du haut-niveau….